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CURATING FRIEZE ART FAIR 2009

-It's ok, you can't expect too much of an art fair
-what is the main diffrence between visiting an art fair and a museum ?
-in a museum, there is a curator !
(Joey Byron interviewed by winkball.com)


In the current financial context, Frieze Art Fair resumes colors. For this new fair a light of hope stimulates stands, galleries brandish proudly their heritage. But it reigns the idea there that something survived. But survived to what? The journey to London? The disgusted screams of the visitor? And preserved as is until when? And why?

In the middle of this panel of pedestals, we ask the questions of the preservation and the display, because our era requires durable things which don't break or deteriorate themselves. Pieces of art are seen the same way as we preserve jars in dry places, shielded from the light and the humidity. Art pieces are often covered with material, with mud or with precious liquid, the purpose is not to give them the perfect finish but rather to confide them a protection shell which will allow them to cross tests of time and various journeys. The sculpture is put on a shelf or on its crate, so these bases make directly the link with the transport and the collection.

We thus assist to the spectacle of the fetiches, of the sure values. The Freaks need their specific display stand, and if numerous are the ones who can approach it "with eyes only sirs", only a little number can allow the purchase of a small bananas hands man, or of a muddy dog.

It is to the bend of a path, and a discussion about his own collection, that Joey Byron confides us his feeling: " the best way to sell a piece of art is to put it in situation the closest to its position in the lounge of the collector ". Connoisseur's word... We have to deal with somebody who has some taste, our collector amasses the primitive objects, knows what has some value and assumes its eccentric choices. He sets his heterogeneous objects on promontories which so mark out his intérieur. But this ambiguous relationship to the object drove him crazy, gathering(combining) the archaeology and the cryonics, it places us in a future of the classic art without that he even realizes it. We shall say about him that he was an alchemist or a magician, a je ne sais quoi d'Italian.

IOP
CURATING FRIEZE ART FAIR 2009

-It's ok, you can't expect too much of an art fair
-what is the main diffrence between visiting an art fair and a museum ?
-in a museum, there is a curator !
(Joey Byron interviewé par winkball.com)


Dans le contexte financier actuel, la Frieze Art Fair reprend des couleurs. Une lueur d'espoir anime les stands. Pour cette nouvelle foire, les galeries brandissent fièrement leur patrimoine. Mais il y règne l'idée que quelque chose a survécu. Mais survécu à quoi ? Au voyage jusqu'à Londres ? Aux cris de dégout du visiteur ? Conservé en l'état jusqu'à quand ? Et pour quelle raison?

Au milieu de ce panel de piédestaux, nous posons les questions de la conservation et de la présentation. Parce que notre époque nécessite des choses qui durent, qui ne se cassent ou ne s'altèrent pas; de la même façon que l'on conserve des bocaux dans des endroits secs, à l'abri de la lumière et l'humidité; les pièces de cette exposition sont souvent recouvertes de matière, de terre ou de liquide précieux. Le but n'est pas de leur donner un finish parfait mais plutôt de leur confier une coque de protection qui leur permettra de traverser les épreuves du temps et les différents voyages. Etagère ou caisse ces socles font directement le lien avec le transport et la collection.

Nous assistons donc au spectacle des objets fétiches, des valeurs sûres. Les bêtes de foires ont besoin d'un présentoir spécifique, et si, nombreux sont ceux qui peuvent s'en approcher « avec les yeux seulement messieurs dames », seul un faible nombre pourra se permettre l'achat d'un petit homme aux mains en bananes, ou d'un chien boueux.

C'est au détour d'une allée, et d'une discussion sur sa propre collection, que Joey Byron nous confie son sentiment : « le meilleur moyen de vendre une pièce c'est de la mettre en situation au plus proche de sa position dans le salon du collectionneur ». Parole de connaisseur... On a bien affaire à un quelqu'un qui a du goût, notre collectionneur amasse les objets primitifs, sait ce qui a de la valeur et assume ses choix excentriques. Il place ses objets hétéroclites sur des promontoires qui jalonnent ainsi son intérieur. Mais ce rapport ambiguë à l'objet l'a rendu fou, réunissant l'archéologie et la cryogénisation, il nous place dans un futur de l'antique sans que lui même ne s'en soit rendu compte. On dira de lui qu'il était un alchimiste ou un magicien, un je ne sais quoi d'italien.

IOP